Kokopelli perd son procès contre Daniel Vivas !

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La plainte en diffamation déposée par Kokopelli contre Daniel Vivas et le jardin des possibles est jugée – ET PERDUE – le 13 octobre 2017 au tribunal de grande instance de Paris.

L’actualité des luttes revient sur ça dans une émission de radio d’une heure, extrêmement instructive sur les pratiques de Kokopelli, donnant la parole aux protagonistes attaqués en justice par l’association mais également aux anciens salariés qui sont les auteurs du livre « Nous n’irons plus pointer chez Gaïa – Jours de travail à Kokopelli ».

Parole à Daniel Vivas d’abord, qui parle de démesure ! Comme si le Jardin des possibles était un organe de presse important ?! Et on en apprend une bonne : Kokopelli a demandé 10 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 4 000 euros de participation aux frais de justice ! On croit rêver !

Ensuite, l’émission donne la parole aux anciens salariés et auteurs du livre, qui réaffirment les propos tenus dans l’ouvrage. Ainsi, Laura Ginestous, ex-gérante de la campagne « Semences sans frontières » (présenté comme le cœur de l’activité de Kokopelli qui légitime des activités commerciales pour financer cette campagne, notamment de vendre des graines aussi cher mais de qualité moyenne) rappelle que la campagne n’a plus lieu depuis quelques temps. Il y a même des stocks de semences périmées pour « Semences sans frontières ».

Elle rappelle également avoir été licenciée pour inaptitude. Elle n’a pas réussie à aller aux prud’hommes car était en dépression (mais pas de preuves écrites de harcèlement). Ça aurait pu en rester là ? Non. Kokopelli a contacté les structures agricoles alternatives où elle était susceptible de postuler en Ariège (comme la Confédération Paysanne) en la traitant de folle dangereuse.

D’autres anciens salariés parlent également de la stratégie de communication de Kokopelli, une notoriété construite au travers de personnalités comme Pierre Rabhi ou Vandana Shiva alors qu’il n’y a pas de « liens techniques ». L’association est également bien vue par la presse locale… qui ne va pas plus loin dans son travail de journalisme.

De même, les bâtiments de l’association, notamment le plus récent, est situé sur des terrains agricoles vendus pour un euro symbolique… via un arrangement avec la mairie. Evidemment, Kokopelli dit ne pas être subventionné dans son fonctionnement par des fonds publics. Mais reçoit une aide pour la construction d’un bâtiment. On jour sur les mots.

Pour finir, L’actualité des luttes donne la parole à Martin, ancien salarié. Au-delà de la mise en scène « gourou » de Dominique Guillet, l’un des problèmes auxquels il a été confronté est la question de la germination des semences. Sa proposition de mettre en place des tests lui a été refusée. Il y avait également des problèmes de stockage.
Comment résoudre ces problèmes ? En faisant appel à des semenciers, comme Suba, qui fournissent selon Martin entre 45% et deux-tiers des semences vendues par Kokopelli. Cherchez l’erreur…

Bref, un reportage à écouter vraiment pour se faire une idée encore plus précise de Kokopelli… qui n’a pas communiqué, comme par hasard, sur les résultats du procès en diffamation contre Daniel Vivas.

Et toujours rien pour le Canard enchaîné ! 🙂

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5 réflexions au sujet de “Kokopelli perd son procès contre Daniel Vivas !”

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